De nos jours, beaucoup de personnes ont la joie et le bonheur de réaliser leur rêve grâce aux opportunités qui leur sont offertes. TOTALE HERESIE. Actuellement, le réseau éditorial est plus motivé par l'art du copinage et celui du piston que par celui de reconnaître le réel talent. Etant moi-même passionnée depuis mon plus jeune âge de littérature et d'histoires allant du policier jusqu'au fantastique, j'ai cultivé mon jardin des écrits des auteurs les plus passionnants. Mais depuis quelques temps, je ne peux me rendre en librairie sans trouver que les livres que j'achète sont fades, manquent de personnalité et surtout, de basse littéraire. Car, qu'est-ce qu'un livre s'il ne cache pas un véritable amour des mots par son auteur ?

J'ai donc essayé de comprendre pourquoi de telles personnes avaient l'occasion, et surtout la chance, de se faire publier sans prouver avoir un réel talent.

 

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Il y a quelques années, j'ai eu l'opportunité de rencontrer David Foenkinos, l'auteur du livre "Les souvenirs" que l'on m'a forcé à lire, bien qu'il fut indigeste. Mais le problème ne repose pas sur la qualité du livre, mais bien sur sa publication. En discutant quelques temps avec ce monsieur, j'ai compris que s'il avait réussi à se faire publier, c'est parce qu'il connaissait des personnes dans le milieu de l'édition, et non parce qu'il avait réussi à prouver que ses écrits présentaient un réel intérêt.

Si les auteurs du passé lisaient ce que nos contemporains écrivent, ils criraient à l'infâmie. J'ai donc tenté quelque chose. Toujours autant passionnée de littérature, j'ai créé ma propre histoire et ai essayé de l'envoyer à plusieurs maisons d'édition, notamment cette chère maison d'édition appelée Gallimard, chez laquelle notre meilleur ami Foenkinos fait imprimer ses torchons. Evidemment, toutes ces maisons d'édition ont refusé. Je ne prétend pas avoir du talent, ou bien même présenter des écrits dignes d'être publiés. Cependant, quelque chose de curieux a retenu mon attention : la plupart des maisons d'édition auxquelles j'ai envoyé mon manuscrit m'ont répondu négativement en moins de 12 heures. Vous savez, l'e-mail classique disant "notre comité de lecture n'a pas retenu votre projet...". Moins de temps qu'il ne le faut pour que le manuscrit PARVIENNE jusqu'au dit comité de lecture.

 

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Ma conclusion a d'abord été celle que n'importe quelle personne pourrait conclure : ce que j'ai écrit ne vaut rien, je devrais abandonner. Cependant, en repensant justement au très cher auteur Foenkinos, j'ai réalisé que NON, mes écrits n'étaient pas si mauvais et que OUI je méritais ma chance. Néanmoins, mon nom et mon prénom n'est inscrit nullepart dans le répertoire téléphonique de ces chers éditeurs. Je ne fais pas partie de leurs amis, et encore moins de leur contacts. Pourquoi donc me donneraient-ils une telle opportunité ?

Je m'appelle Alazya, et voici mon premier coup de gueule. J'espère qu'un jour, ma voix sera entendue.